Egypte - Les Scribes
Publié le 27 March 2007 par SinusCom

Triade de Giseh :     Khéops, Khephren, Mykérios
Ni le vent, ni le sable, ni les siècles n’ont pu vraiment faire taire la voix du désert. Cachée dans le secret de son tombeau servie par un peuple de statue, disposant de toutes les provisions de route, la momie était là , au creux du sarcophage au service de l’âme qui sans son recours ne saurait seule, affronter la nuit.
Et l’odeur des aromates, l’huile de cèdre et de résine a survécu jusqu’à nous au fond de ce tombeau.
Une pyramide c’est aussi une alliance entre la simplicité et la grandeur, l’heureuse conjugaison par le peu des angles, de la forme et du volume. C’est le poème le plus pur de l’architecture parce qu’elle n’est soumis qu’à la seule ligne droite ! Jamais, elle n’a été employée avec autant de soumission, de force et d’adresse.
Khéops et Khéphren

Tombeau du roi Djèser (III ième dynastie) l’œuvre de Imhotep à Saquarra
De tous les monuments de l’antiquité se sont les pyramides qui ont toujours
le plus fortement frappé l’imagination des hommes. Du sommet à la base, la pyramide est à l’image de rayon de soleil perçant à travers les nuages. Elle commémore la plus grande des toutes les victoires : une victoire sur la mort !
Elle est la maison la plus parfaite, la tombe la plus solide, celle dont les parois de pierres sont à la fois toit et muraille si parfaitement close que le rêve qu’on y a enfermé peut durer jusqu’à la fin du monde. Quel rêve ? Celui de l’immortalité.
C’est à quoi, pendant deux mois, travaillaient les embaumeurs qui ne laissaient qu’au corps pour la survie, que le cœur et les reins. Elle fut construite pierre après pierre de la terre jusqu’au ciel. Elle fut construite en une vie de pharaon par 100,000 ouvriers emportés dans un fantastique élan de foi. Chaque pierre pesait environ 2 tonnes 1/2 et il en fallu 3 millions l’une sur l’autre. Les plus belles venait des carrières de granit d’Assouan, transportées par eau, amenées à pied d’œuvre et dans un même mouvement cette crue du Nil rendait disponible les paysans qui venaient donner un coup d’épaule au chantier dans la plus formidable des corvées.
Ces pierres furent hissées une à une sur des plans inclinés que l’on remblayait à mesure pour atteindre les étages supérieurs.
Pour bâtir une pyramide il faut une ferveur mystique et il faut une foi. Ces bâtisseurs ont vécu dans une de ces rares époques de certitude, où l’homme sait ce qu’il fait… et où il va ! Au-delà des apparences, l’homme a crû que la mort fut vaincue !

Le dieu THOHT à tête d’ibis, scribe des dieux accompagne un defunt
Découverte du sarcophage de Toutankhamon, le 4 novembre 1922, près de Louksor, dans la Vallée des Rois. Par miracle, le tombeau avait échappé aux pilleurs. Les quatre chambres contenaient plus de 5 000 objets, parmi lesquels se trouvaient des trônes, des lits, des étoffes, des bijoux, des vêtements, des armes, des sculptures, de la nourriture et des jarres de vin, des jouets et le masque mortuaire en or de Toutankhamon. Tous ces trésors sont conservés au musée du Caire.
Toutankhamon, pharaon d’Égypte (1334 av. J.-C. 1325 av. J.-C.) de la XVIIIe dynastie, gendre d’Akhenaton, à qui il succéda. Il devint pharaon vers l’âge de neuf ans et régna jusqu’à sa mort, à l’âge de dix-huit ans. Sous son règne, la paix s’installa en Égypte.

Masque funéraire en or massif incrusté de lapis-lazuli (yeux) et de pâte de verre bleue - Masque funéraire de Toutankhamon (Caire)
On pense que la pratique de l’embaumement date des Égyptiens, qui l’ont utilisé pendant plus de trente siècles. À l’évidence, l’embaumement a une origine religieuse, il est conçu comme un moyen de préparer le mort pour la vie dans l’au-delà . À partir des Égyptiens, la pratique de l’embaumement s’est étendue à d’autres peuples de l’Antiquité, notamment les Assyriens, les Juifs, les Perses et les Scythes. Les méthodes d’embaumement consistaient à retirer le cerveau et les viscères, et à remplir les cavités du corps avec un mélange d’herbes aromatiques et de substances balsamiques.
Les Égyptiens immergeaient le corps dans du carbonate de sodium, injectaient du baume dans les artères et les veines, remplissaient les cavités du torse de substances huileuses et aromatiques, de sel, et enveloppaient le corps de bandelettes de toile gommée.
Les historiens pensent que vers le VIIIe siècle, lorsque la pratique cessa, les Égyptiens avaient embaumé approximativement 730 millions de corps. Bien que beaucoup aient été détruits ou abîmés par la chaleur, un nombre important de momies a été conservé?; les archéologues estiment qu’il en existe encore plusieurs millions conservées dans des tombes et des sites funéraires non encore découverts. (Encarta)
Prêtre lecteur et scribe royal : Nebméroutef
LE SCRIBE Le babouin près du scribe est l’avatar du dieu Thoth Il est le scribe des dieux et présent lors du jugement des morts
La maîtrise de l’écriture est la clé de toute promotion sociale. Atteinte par une véritable obsession de l’écrit, l’Égypte ancienne a placé le scribe partout : pour l’arpentage des terres, l’évaluation des récoltes, le calcul des taxes, le recensement du bétail, l’enregistrement des procès, des contrats de location ou de vente, l’inventaire des biens, la rédaction des annales du règne ou bulletins militaires etc. Mais ces multiples activités administratives ne doivent surtout pas oublier une autre chose : la composition de la littérature officielle. Le scribe représente, le modèle parfait du savoir faire et de la connaissance. Ce modèle du scribe parfait, vient alors s’identifier au dieu THOT généralement représenté sous la forme d’ibis ou celui du babouin.
À la fois scribes et architectes
Parmi les grands noms du passé, qui vont traverser les siècles, au point de survivre à la disparition de la civilisation des pharaons, il faut nommer : Imhotep et Amenhotep fils de Hapou, tous deux scribes et architectes. Le premier a vécu sous le règne de Djerser
( vers 2680-2660 av. J.-C.) alors que le second sous le règne d’Amenhotep III (1392-1355).
Dossier élaboré par Christina Bologne.









