À la recherche des peuples anciens
Publié le 19 October 2006 par SinusComÀ la recherche des peuples anciens, Peuples des anciens, d’où te vient cette liberté fière et sauvage ?
Entre 40,000 ans et 20,000 an av J.-C,. la route de la Beringie ( Détroit de Béring en Amérique du Nord ) est bloquée par des glaciers. Les immigrants asiatiques s’intallent sur les banquises du nord du Canada et s’étendent sur toute la largeur du continent. Ils sont les témoins d’une époque grandiose, de leur adaptation au froid, de leur créativité et de leur ingéniosité.
Le mot Inuit signifie « homme véritables ». Au singulier : Inik
La langue des Inuit se nomme inuktitut.
L’ancienne appellation que la plupart des gens connaissent est celle d’
« Esquimau » ce qui signifie (mangeur de viande crue)
L’arctique à vol d’ oiseau est un territoire immense, une suite de fjords, de falaise de moraines, de collines et de glaciers. L’hiver arctique est long et froid, mais dès février, les soleil vient adoucir le climat , les hardes de caribous reprennent leur sentier de migration en mâchant leur lichen favori : le cladonia.
Leur territoire ( toundra) est composé d’ours polaire , caribous, morses, saumons, lemmings , oies, canards et chiens domestiques que les Inuits ont conquis à coup de courage pour atteindre le but unique : survivre
Habitation
La rudesse du climat arctique oblige les Inuits à vivre en hiver dans des abris isolés « igloo» Certains peuples fabriquent des habitations semi souterraines faites de pierres et dont l’ armature sont des os de baleines. En été, ils vivent dans des tentes au bord de la banquise.
Même si l’air extérieur descend jusqu’à -40 Celsius la température interne de l’igloo reste confortable on y étend des peaux de fourrures qui sert de lit commun à toute la famille. L’ éclairage est assuré par une fenêtre couverte d’intestins de phoque alors que le chauffage provient d’une lampe creusée dans un bloc de stéatite servant aussi à la cuisson des aliments.
À l’igloo principal s’ajoute une autre petite construction servant de réserve de nourriture accessible de l’intérieur.
Alimentation
Fin du printemps , c’est l’arrivée des saumons qui regagnent la mer : une grande pêche collective s’organise, les poisons sont évidés, mangés crus ou mis à sécher. Les plus habiles font de la peau des saumons des sacs à petits outils de pêche ou des cordelettes à couture.
La baleine est chassée ainsi que le morse narval. Tout se récupère. Les défenses du morse sont ciselés, sculptées, polies et transformées en pipes, couteaux , harpons et même amulette de chaman. Le phoque se chasse à l’année longue . Le chien de tête qui a le meilleur odorat hume le trou de respiration du phoque. L’Inuk doit s’armer de patience un harpon ( unang) à la main.
L’été, le phoque est chassé en kayak sautant de glace en glace en pagayant vers l’endroit idéal . La viande de la bête rapportée est cuite dans l’eau salée donnant une soupe à toute la famille. De plus, le peau du phoque
est transformée en en harnais , lignes de harpon, lacets et semelles. La peau de phoque sert également à la fabrication du kayak quand aux entrailles du elles servent d’ alimentation pour les chiens de traîneaux.
Toujours en été, L’Inuk suit les traces des caribous qui leur apporte de la viande rouge; ils les attaquent des deux rives à la fois lors de leur passage dans les rivières. Rien ne se perd. En plus de la viande fraîche, le caribou fourni les andouillers (panaches) qui deviennent des outils, armes et sculptures.
Les yeux des caribous considérés comme un véritable régal fournissent les sels minéraux essentiels à leur équilibre alimentaire , les lichens à demi digérés dans l’estomac de l’ animal fournissent les protéines et la peau, le matériel de base de leurs vêtements. Les tendons et les nerfs deviennent babiche (nerfs étirés, séchés et assouplis dont on fait les raquettes de neige).
L’Inuk trappe aussi le renard et le lièvre ; le canard et l’oie sont chassés au nœud coulant ainsi que la perdrix.
Comme tous les peuples nomades, les Inuit ont dû adapter leur alimentation à la variété du gibier du territoire et developper à cette fin des techniques de chasse propre à leur environnement.
Traditions ancestrales
La femme est gardienne du feu elle est le symbole de la flamme, de sa chaleur comme bien d’autres peuples à l’époque néolithique. Cette lampe est creusée et ciselée à la main dans un bloc de stéatite où l’on dépose sur son rebord une mèche faite de mousse séchée : le combustible utilisé se compose de gras de baleine ou de phoque. Lors du décès de la femme, cette lampe est ensevelie avec elle. Outre cette lampe précieuse, la femme Inuit ne se départie jamais de certains objets coutumiers tels que son petit sac de couture fait de peau de saumon évidé qui contient ses aiguilles d’ivoire , ses fils de cuir , des dents d’ours ou de renard qui lui serviront à broder les capuchons ou a décorer les vêtements. L’ulu est cet objet de première nécessité qui accompagne les travaux de la femme Inuit. C’est un couteau demi-lune avec poignée en ivoire utilisé pour travailler le poisson, gratter les peaux, épiler la fourrure, couper viandes et poissons , amincir nerfs et tendons. Coquette et ingénieuse, elle garde avec minutie ses poudres colorées qui servent aux tatouages de ses petits peignes ciselés dans l’ivoire.
L’homme pourvoyeur et chasseur sculpte des amulettes à l’effigie de l’animal à poursuivre, communique avec l’esprit de la bête pour assurer le succès de sa chasse. Ses objets coutumiers se composent de lunettes en ivoire sculpté munies de fentes très étroites le protégeant
(du mal des neiges ) éblouissement dû à réverbération de la neige dont les effets à longs termes occasionnent la perte de vision lors de ses longues randonnées de chasse. Lance, flèches et foret accompagne le chasseur. Le foret sert à allumer le feu par friction de l’arc sur un bâton alors que l’autre main manipule les brindilles à enflammer. Cette technique a été utilisée par de nombreux peuples primitifs. IL se déplace à l’aide de son kayak qui peut mesurer de 6 à 8 mètres et dont la charpente est composée de lattes de bois et recouverte de peaux de phoque solidement cousues ensemble et à l’épreuve de l’eau. Encore une fois, tous les objets de chasse sont sculptés à l’effigie de l’esprit protecteur que l’homme implore. Ses déplacements sur terre se font à l’aide de traîneaux tirés par des chiens dont le meilleur occupe la tête pour la supériorité de son odorat. D’ailleurs, il n’est jamais contesté par les autres chiens de la meute.
Quant aux enfants ils sont perçus comme la réincarnation d’un ancêtre familial et sont considérés comme des adultes , ils ne sont jamais réprimandés ni battus puisqu’ils ont déjà tout appris dans leur vie antérieure. Dès sa naissance l’enfant vit deux ans dans le la capuchon de sa mère en étroite relation avec elle profitant de la chaleur de son corps.
La peau de caribou en guise de vêtement se porte en été et le phoque en hiver. La tenue se compose de cuissardes retenues à la taille par un lien et d’un anorak à capuchon large, les mukluks et les mitaines complètent
l’ensemble. Généralement les vêtements sont doublés et portés : fourrure contre le corps et cuir à l’extérieur puis, une autre couche cuir contre cuir, et fourrure à l’extérieur. Les Inuits avaient trouvé le principe de la circulation de l’air entre les vêtements et de son isolant contre le froid.
La peau de phoque portée en hiver est souvent épilée, grattée, séchée puis attendrie par masticage. Les coutures proviennent de nerfs ou de tendons de caribous et les aiguilles de couture sont sculptées à partir de l’ivoire.
Vie religieuse
Les Inuit aux croyances animistes admettent le pouvoir inexorable des objets sur la vie quotidienne et aux esprits protecteurs. Une légende avec ses nombreuses variantes ethniques raconte qu’à un certain printemps lointain, une femme nommée Sedna se promenait avec son père Innung lorsqu’une voix se fit entendre à travers les glaces.
La voix sublime disait : « viens avec moi au pays des oiseaux ! »
Il fallait comprendre que Sedna était la maîtresse d’un pays où les âmes s’envolent après leur vie terrestre, un pays sans neige, sans froidure où les caribous vivent paisiblement : le paradis céleste de Sedna. Comme dans tous les clans inuit l’agakok est par définition le chaman, le porte- parole des esprits, le contact entre le monde obscure , le pont naturel entre le naturel et le surnaturel. Celui -ci obtient son statut soit par hérédité, par vocation ou quête personnelle. Il agit comme chasseur en fréquentant la demeure des bêtes, il a pour rôle de libérer les âmes de leurs multiples maladies. On le reconnaît à ses multiples amulettes portées à sa ceinture ainsi que des objets étrangement hétéroclites entourant sa taille.
Lors de cérémonies , l’agakog frappe son tambour fortement tendu, le balance alternativement ce qui a pour effet de provoquer quelques fois des états d’hypnoses au sein de son groupe. Il implore les esprits protecteurs
(tornak), ces ombres aux silhouettes humaines ou animales voir même fantasmagoriques dont il devient la réplique de ce qu’il a invoquée.
Le roman Agaguk de l’auteur québécois, Yves Thériault décrit bien les pouvoirs du chaman dans cette œuvre où l’on croise le loup blanc, l’ours polaire, la transformation du chaman, la construction d’un igloo et la vie des hommes des neiges. Le film Agaguk ( The Shadow of Woolf ) a été réalisé en 1992 par Jacques Dorfman il ehommes blancs
Agaguk est le 6e roman écrit par l’auteur québécois Yves Thériault parmis une quarantaine d’autres.
Dans ce roman policier, une histoire de meurtres se passe dans le nord du Québec, où l’on peut voir des stratégies très futées pour en détourner d’autres. Ce roman publié en 1958 s’en vendu à 300 000 exemplaires et a été traduit en 7 langues.
Les masques
Un masque Inuit – Titre: le soleil.
Étonnant de voir jusqu’au paléolithique supérieur, la présence des masques sur le continent africain, en Amérique du Sud, au Mexique et aux États-Unis.
Au Canada, les artisans autochtones produisent également des masques qui n’ont rien à envier aux autres peuples du monde.
Essentiellement, les masques Inuit fortement influencés par les visions du chaman dont ce dernier seul, connaissait la signification avaient pour but de changer, transformer les lacunes humaines en force créatrice.
Ainsi, le masque figuratif et parfois le masque de pure abstraction permettaient à celui qui le portait une véritable permutation. Il permettait également de s’emparer des caractéristiques animales stimulant ainsi la force et le courage dont il était capable afin d’assurer la survie de son groupe.
Les peuples anciens par leur profonde communion à la nature savent exprimer leurs émotions pas la pierre, dans la pierre et bien au-delà de la pierre. La sculpture inuit exprime dans ses réactions un véritable dialogue aux rythmes de la vie, de son besoin de survivre aux respirations ardues de son environnement.
La sculpture inuit si admirée à travers le monde, se caractérise par des formes qui touchent essentiellement les fonctions de vie : la ligne suggère l’action, le volume s’insère dans un autre volume qui attendait son complément. Il suffit d’observer le quotidien pour asseoir le sujet. De la sculpture aux menues objets fait d’os, d’ivoire et de pierre, les artistes Inuit ont apprivoisé avec l’arrivée des blancs le dessin, la lithographie et la tapisserie transmettant la continuité de leurs rêves fantastiques et le décor de leur monde mythologique.
Dans cette suite d’originalité que sont les Inuit, ils savent encore nous surprendre par leurs chants de gorge. Chants menés autour d’un tambour qui impose un certain rythme, un excellent contrôle des cordes vocales et une concentration qui tient de la plus grande virtuosité.
Un peuple à découvrir !
Des photos relatives à ce peuple:
PS : Un Grand Merci à Christina_ , une amie et membre du site www.MichMecha.com qui a rédigé cet article.
Article rédigé par Christina_ et publié par SinusCom.





